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jan 08 2014

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Quelle place pour la jeunesse dans le gouvernement du Tchad ?

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Jeunes à la recherche d'emploiAlors que l’emploi constitue un indicateur de développement et un puissant levier de croissance sous d’autres cieux, au Tchad, il semble être un sujet sans aucun grand intérêt. Les réponses actuelles, des gouvernements successifs semblent incohérentes et mal orientées. Certes, des infrastructures ont été créées, des usines aux pieds d’argile construites. Cependant, la question de l’emploi et des jeunes reste prégnante.

Les emplois crées sont précaires et éphémères. Il n’existe pas une véritable politique gouvernementale de création d’emplois durables.

Dans le domaine public, la politique actuelle de recrutement à la fonction politique [mafieuse et clanique] ne pourrait être une réponse suffisante à l’emploi des jeunes. Les jeunes qui rentrent fraichement des études ont-ils d’autres alternatives que le chômage, le désœuvrement…? Il est d’ailleurs illusoire de penser que ceux qui auraient réussi à placer leurs progénitures dans les cafouillages actuels, les auraient garanti un avenir parce que l’histoire a de courte pied. Elle finira par être rattrapée par le temps.

La désillusion des jeunes après de longues études

Apres avoir trimé pendant des années sur les bancs d’écoles, les jeunes tchadiens rentrent nantis de leurs diplômes et fiers de servir leurs pays. Mais cela, sans se rendre à l’évidence que la recherche du travail est une autre école. Souvent, ces jeunes essuient des insultes ou sont éconduits simplement aux portes des bureaux. Cette situation amène les jeunes à se demander si, ce pays a besoin d’intellectuels? Surtout, quand dans l’administration, l’incompétence, la médiocrité, voire la nullité de certains chefs de services demeurent notoires mais sont érigés en valeurs. ‘’Les jeunes ont besoin de travail et d’espoir mais ils n’ont ni l’un ni l’autre’’ a déclaré le Pape François lors d’une interview au Journal La Republica. Il faut donc avoir un travail si l’on veut évoluer et s’épanouir dans la vie.

Impact du désœuvrement des jeunes sur les structures socioéconomiques

Le désœuvrement des jeunes a un prix sur les structures socioéconomiques. La crise transforme les dynamiques familiales, avec d’un côté des parents qui se retrouvent à aider leurs enfants une fois qu’ils ont atteint l’âge adulte, et d’un autre côté les jeunes chômeurs qui retardent le moment de fonder leur propre famille. On en arrive sur le plan sociologique à une crise de la natalité et une crise de l’institution du mariage et au plan économique à un abaissement du taux de croissance par habitant. Par-dessus tout, cela attaque le moral des jeunes, à qui l’on a souvent ressassée que l’éducation était le passe-droit pour une vie meilleure, et qui finalement se rendent compte que leurs diplômes ne sont pas un antidote contre le marché du travail.

Source: tchadmeilleur.mondoblog.org

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1 commentaire

  1. Banalet

    Salut, cet article est vraiment intéressent du point de vu de la jeunesse tchadienne. Cette jeunesse est laissée à elle même. Le gouvernement n’a aucune préoccupation pour cette dernière. La question de l’emploi des jeunes au tchad reste tabou. Pour bâtir une nation forte, il faut une jeunesse forte. Obama disait, je cite « l’afrique a besoin d’une institution forte et non des hommes forts ». Si le gouvernement n’implique pas cette jeunesse dans le processus du développement, où ira cette dernière? Aucun miracle ne peut se produire pour que cette jeunesse se forme d’elle même.
    Cette question le gouvernement doit faire cela comme sa priorité.

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