Le dictateur tchadien, Idriss Déby a annoncé samedi la levée des restrictions sur les réseaux sociaux, bloqués depuis plus d’un an pour des «raisons sécuritaires» par le régime.
«Depuis quelques mois, l’impératif sécuritaire avait conduit le gouvernement à renforcer les conditions d’accès et les mesures de contrôle de communications électroniques», a déclaré M. Déby à l’occasion de la clôture samedi du Forum Tchad numérique à N’Djamena.
«Ces mesures se sont imposées dans un contexte de menaces terroristes», a-t-il rappelé. Un réexamen de la situation «me conduit (…) à instruire les sociétés concernées à lever immédiatement la restriction sur les communications électroniques», a-t-il ajouté.
Samedi en milieu d’après-midi, il était possible à N’Djamena d’accéder aux réseaux sociaux, comme Whatsapp ou Twitter, a constaté un journaliste de l’AFP.
Fin mars 2018, les principaux réseaux sociaux du pays étaient devenus inaccessibles au moment où un mouvement de contestation s’élevait contre un changement de Constitution visant à renforcer les pouvoir du président du Tchad, dirigé depuis 1990 par Idriss Déby.
L’accès aux réseaux était toujours possible en passant par des réseaux privés virtuels (VPN). Mais leur coût est prohibitif dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde. Au Tchad, le pourcentage de la population ayant accès à internet n’excède pas 5%.
TchadConvergence avec AFP